mardi 27 janvier 2009

Le premier voyage: deuxième partie

Après un démontage du circuit de carburant, un nettoyage du réservoir et un changement des filtres, le moteur a retrouvé toute sa verve. Les premières vagues rencontrées avaient remué des crasses accumulées dans le fond du réservoir, ce que le moteur n'a pas supporté...

Le 24 janvier, la même équipe se réembarque pour poursuivre le voyage.
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Les bouées rouges à droite, les vertes à gauche, nous descendons l'Escaut en direction de Breskens, la prochaine escale. Chaque fois que nous sommes dépassés par un grand cargo ou une grosse péniche, c'est le chaos à bord. Les vagues levées par ces bateaux nous secouent et tout vole à l'intérieur.





La nuit tombée, nous quittons le chenal principal pour un chenal secondaire vers Breskens. La marée est presque basse et les bancs de sable dépassent de près d'un mètre de part et d'autre des bouées. Bouées d'ailleurs de moins en moins visibles, la nuit venant. Ben à la barre, Jérôme à la navigation, nous parvenons finalement sans trop de sueurs froides à destination.
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Le port n'est pas toujours signe de tranquilité. On a même été servi: Etienne est tombé à l'eau. Problème d'estimation des distances: le quai s'est révélé plus étroit qu'escompté. Un "Hé les gars - Quoi? - J'suis à la flotte" et le gaillard était sorti de son jus et mis à l'égouttoir dans le carré. Sacré Etienne.
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Le bateau, bien amarré, est près pour la dernière étape: Breskens - Ostende.
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Sur la carte

En rouge, le tracé du premier périple de Solal...

lundi 26 janvier 2009

Premier trip...

Le vendredi 16 janvier, Etienne (vénérable marin au passé aussi tumultueux que l'Escaut à marée descendante), Benoît et Jérôme embarquent sur Solal pour un convoyage de trois jours jusqu'à Ostende. Ponts et écluses se succèdent jusqu'à Anvers, à l'entrée de cet Escaut tant redouté pour ses forts courants de marée et pour son trafic de cargos et autres tankers lancés à toute vapeur dans les deux sens.



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A chaque pont, levé spécialement pour nous, c'est la même joie: nous contemplons les files de voitures et de camions immobilisés en une haie d'honneur solennelle pour le passage de notre modeste petit voilier.





La première partie du voyage s'achève à Wintam. Il s'agit de la dernière écluse avant l'Escaut: une formidable machinerie pouvant accueillir 10 péniches à la fois. Un monsieur nous présente un seau au bout d'une ficelle où il faut déposer une pièce d'un euro. Tradition, tradition...



Dans l'écluse, le procédé est simple et toujours le même: décrocher les amarres au fur et à mesure que l'eau monte ou descend. Un peu trop de distraction et le bateau se retrouve suspendu dans les airs ou se remplit d'eau, c'est selon...




Passée l'écluse, l'ambiance change: le courant, l'odeur de l'eau, sa couleur... Sur les berges, on ne compte plus les les usines de ciment, les raffineries et autres monstres crachant des fumées noires et âcres. Tout d'un coup, au sortir d'un tournant, on aperçoit une tour reconnaissable entre mille: la cathédrale d'Anvers. Emotion!



Vue saugrenue par le hublot tribord...



Avec Etienne à la barre.


Arrivés à Anvers, il n'y a pas le choix, il faut s'arrêter. La marée a commencé à monter et même lancé à fond, le moteur ne suffit pas à contrer le courant. L'équipage, coiffé en conséquence, sort pour une petite bière dans un grand café-resto anversois où notre présence n'a été tolérée que parce que nous étions les premiers clients.


Petit souper à bord, avant de repartir, puisque la renverse du courant est proche, et que l'Escaut est donc sur le point de nous emporter à 8 noeuds vers la mer.



Redépart, de nuit cette fois, tous feux allumés afin de ne pas se manger un cargo. Sur les rives, les raffineries ressemblent à des villes infernales, illuminées comme un soir de noël.



Vers minuit et demi, alors que les usines ont laissé place à la Nature, dans une nuit noire, le moteur commence à donner des signes de faiblesse. Jusqu'à extinction complète. On est beau! Heureusement, il y a les voiles et un peu de vent: nous voilà en route vers l'abri le plus proche, Hansweert et son écluse. Manoeuvre périlleuse, avec un moteur redémarré in extremis grâce à un coup de Start Pilot. Amarrés en sécurité, nous attendons le lendemain pour faire le point sur la situation.







dimanche 25 janvier 2009

Un blog pour Solal


Ca y est! Depuis le 27 décembre, Solal est à l'eau! Après des débuts tranquilles sur le canal à Vilvorde, le bateau a mené son équipage vers Anvers, l'Escaut et la Mer du Nord, à destination d'Ostende. Un blog pour suivre les aventures de ce petit bateau chargé de rêves...