Une journée de bateau offerte à qui traduira l'extrait ci-dessous:
"Tandis que Ben prend un ris, Jérôme attend une risée pour étarquer la bosse d'empointure avant de reprendre le pataras. Toilé comme de juste, le bateau remonte le jusant en tirant des bords au près bon plein. Une déferlante s'abat alors sur le franc-bord et menace d'emporter le liston. L'écoute de foc une fois choquée, la tension baisse sur les varangues et le bateau continue sa course au grand largue."
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Salut Jérôme, je t'avais dit que je suis motivée par une promenade! Voici ma traduction, j'espère qu'elle te plaira... et qu'elle me vaudra la journée! Bises et bon vent, Séverine (severine.degee@gmail.com)
RépondreSupprimerEnfin ! L’aventure commence ! Adieu vie mesquine et sans saveur de fils d’apothicaire, je reprends la maîtrise de mon destin : à moi les horizons immenses et les chaudes mers du Sud. Pendant que Benjamin, mon jeune mousse rencontré dans les glauques ruelles entourant le port, où il errait affamé depuis plusieurs jours après avoir fui un père violent et une mère alcoolique, s’occupait de réduire la voile, je guettais avec impatience l’arrivée d’une rafale suffisamment puissante pour gonfler la voilure et nous emmener définitivement loin d’ici. Ça y est – n’oublions pas de surveiller le mât ! –, entraînés d’abord par une violente bourrasque, le bateau s’engage dans le port et course la marée descendante. Nous voilà bien secoués ! Le fier navire résistera t’il à tant de chocs ? Faut-il déjà dire adieu à mon rêve ? Mais voici que le gîte diminue et que la rencontre avec les vagues se fait moins violente, alors que nous prenons de la vitesse. Des images se bousculent dans ma tête : îles désertes, fruits exotiques, poissons grillés sur la plage à la tombée du jour, siestes sur le sable chaud, dauphins accompagnant notre course, et toujours ce bleu à perte de vue. Soudain, une vague impressionnante s’abat sur le flanc du bateau, manquant de peu de décrocher la bande en bois soigneusement peint installée pour protéger l’espace entre coque et pont – que d’heures passées à bichonner le navire avant sa mise à l’eau ! Quel vent ! Je me précipite à l’avant pour détendre le cordage de la voile, soulageant ainsi la coque et écartant le danger. Cette fois, c’est sûr : à moi le grand large !