mercredi 30 décembre 2009

Solal sous voiles

Il m'arrive souvent, en sortant des bureaux du Palais des Beaux-Arts, de brusquement décider d'oublier le tram 92 vers Schaerbeek et de sauter dans un train pour Ostende. 17h dans le train, 18h30 au port, 19h en mer. Au mois de juin dernier, lors d'une de ces petites sorties "apéro-sportive", je croise mes deux voisins de ponton Kurt et Patrick, profitant comme moi du beau coucher de soleil dans une bonne petite brise. Quelques photos prises par Kurt lors de cette sortie... Ou le plaisir rare de voir enfin son propre bateau de loin!









jeudi 17 décembre 2009

Solal entre dans l'hiver

Après un été riche en navigations diverses, Solal a commencé sa saison hivernale par un petit voyage venteux à la Toussaint. Ben, Olivier et Dorothée formaient un équipage qui n'a pas eu froid au yeux (et pas trop froid ailleurs...). Avec des vents jusqu'à 10 Beaufort, on peut le dire, on a été secoué! Mais à part une petite défaillance de la pompe à eau du moteur (rien à voir avec la météo!), aucun incident ne fut à déplorer. Et même si le projet de traverser vers Ramsgate a dû être un peu amendé, la navigation fut des plus plaisantes.

Départ de Blankenberge (où le bateau avait déjà reçu la moitié de son nouveau grément) le samedi 31 octobre au petit matin. La journée se passe tranquillement, à la joie de tout le monde, heureux que nous sommes de pouvoir nous amariner en douceur. Le lendemain, par contre, pas question de sortir en mer: la tempête fait rage. Fait intéressant: le vent du Sud ne lève pas la moindre mer sur la côte d'Opale. On ne tient pas debout, mais la mer est plate! Petite balade fort humide à Gravelines le 1er novembre, donc, avec arrêt dans la cabane accueillante d'un groupe de retraités du Nord, qui nous réchauffent avec leur radiateur et leur patois si fleuri.

Lundi 2 novembre: grand départ pour l'Angleterre. Le vent du Sud tourne peu à peu à l'Ouest, nous obligeant à rentrer vers le continent à hauteur du Sandettié. Arrivée de nuit à Nieuport, dont l'entrée est encombrée d'objets flottant non identifiés et non éclairés. Petite frayeur avec le moteur qui chauffe, chauffe, chauffe... Mais problème vite réglé, amarré d'urgence au milieu des 4.70. En route pour Vlissingen le 3 novembre dès potron-minet. Vent arrière par 7 Beaufort, courant dans le dos: on file avec des pointes à 10 noeuds! Pas assez pour atteindre Vlissingen avant la renverse, pourtant. On pique donc vers Breskens où la nuit est déserte et reposante. Ben nous quitte à 5h du matin. Les 3 survivants appareillent dans la foulée pour une navigation très "rock'n roll" vers Blankenberge. Au près sur l'Escaut, avec 7 Beaufort et des grains à 8, nous essuyons deux ou trois orages. La grêle remplit le cockpit (où sont les huitres et le champagne?), et la foudre tombe tout près de nous. Au fur et à mesure de la journée, la mer forcit et nous arrivons à Blankenberge fourbus. Quelques images...