lundi 25 janvier 2010

Le "rien"

Ce dimanche 24 janvier, petite sortie avec Florence, marraine du SOLAL et fervente fanatique de la mer du Nord et de ses frimas. Après une petite soirée très marocaine (la tajine et le reste) et une nuit en conséquence, nous consacrons la matinée du dimanche au démontage des deux vieux winchs meurtriers (j'ai failli y laisser des doigts) et au placement des deux merveilles signées Harken et acquises avec force ruses un peu avant Noël via un site américain. Après avoir reçu la visite d'Antoinette, condisciple suisse du cours moteur qui vient de s'acheter un voilier avec lequel elle va remonter le Nil!, nous lançons le moteur (qui n'a donc maintenant plus aucun secret pour moi) et larguons les amarres. Arrivés à la sortie de la jetée, il faut bien se rendre à l'évidence, nous sommes tombés sur un des rares jours de calme archi-plat en hiver, avec un demi-brouillard assez mystérieux. Rien ne bouge, pas un souffle, pas une vague si ce n'est le fantôme d'une houle résiduelle achevant de mourir sur nos côtes. Moment de méditation avec Flo sur le "rien", avec photos de "rien" à l'appui. J'aime bien Florence: on fait toujours de la belle philosophie ensemble...
Grands travaux devant Ostende: la jetée Est est enfin en construction et assez bien avancée. Une pelleteuse installée sur une barge racle sans relâche le fond de l'eau, tandis que les gros cailloux s'entassant depuis la terre dessinent la nouvelle digue. Pour l'occasion, le balisage a été modifié: le chenal a été rallongé de deux bons milles! Ce qui ne fait évidemment pas l'affaire du voileux... Après nous être éloignés quelque peu, nous coupons le moteur pour rester plantés comme des poireaux au beau milieu de la mare aux harengs. Un sinistre appel de corne de brume, émis visiblement par un très gros bateau, nous sort de notre torpeur ouateuse, et hop, retour au port, le 3e de Rachmaninoff à fond la caisse. Manoeuvre inédite, au port, puisque SOLAL est amarré cul à quai, afin de faciliter l'installation prochaine du régulateur d'allure.
Quelques images...








Contorsions afin d'accéder à la contreplaque du winch tribord qu'il faut dévisser pour procéder au changement.



Un moment de calme devant le "rien".



La splendeur...



Et encore.


Florence à la barre, au milieu du "rien".


Florence rince le pont, bateau cul à quai.

1 commentaire:

  1. On n'a pas souvent la chance de se retrouver au milieu de rien. Un très beau souvenir rempli de rien et sur un magnifique voilier. Et ces winchs, que dire...

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