Le dimanche 14 mars 2010 est à marquer d'une pierre blanche: Solal a tiré ses premiers bords sous régulateur d'allure! J'avoue avoir été incrédule jusqu'au bout. Comment cet assemblage compliqué et finalement assez frêle allait-il pouvoir agir sur la barre? En imaginant que le couple soit suffisant, le cap allait-il rester stable? Le mode d'emploi de quarante pages semblait expliquer que les réglages peuvent prendre des heures, que la position du régulateur sur le tableau arrière doit être rigoureusement conforme aux directives du constructeur, sans quoi rien ne marche... Bref, ayant installé le tout avec beaucoup de bon sens, mais franchement au pif, je redoutais une grosse déception.
Et le miracle s'est produit: à peine sous voiles, j'enclenche le système, frappe les drosses sur le taquet de la barre et n'en crois pas mes yeux... C'est parti! Par des petits coups précis, et sans interruption, le régulateur corrige la course et garde un cap absolument stable, avec des embardées à 5 degrés de part et d'autre. Autant dire qu'aucun barreur, même expérimenté, ne ferait mieux. Après m'être émerveillé de l'efficacité du système au près, nous passons (Olivier et moi) au travers, au largue et finalement vent arrière: toujours le même bonheur! Ceci est le point de départ d'une toute nouvelle aventure, par les perspectives extraordinaires désormais ouvertes. Le bateau se dirige seul, en silence, et sans électricité. Le skipper peut donc vaquer à mille occupations à bord sans se préoccuper de la barre, mais surtout, il peut dormir! Il ne reste plus qu'à trouver un radar et en route pour le grand océan, le vrai. Ce sera pour le 1er juillet prochain. En attendant, le printemps promet de belles navigations. Avis aux amateurs...
Quelques photos de la chose, mais aussi des ciels superbes de cette fin d'hiver.


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