vendredi 27 août 2010

La vie sauvage


Si je me suis souvent fait la réflexion que la côte belge réserve parfois de belles surprises en terme de rencontres animales, il faut bien reconnaître que la plupart des êtres croisés sous nos latitudes sont des goélands ou des mouettes trop remplis des frites et des smoutebollen qu'ils viennent de chaparder sur la digue. Plus nous avons fait route à l'Ouest, plus la faune s'est diversifiée. Ce fut d'abord le vol extraodrinaire des fous de bassan qui bien souvent effectuent un tour complet de reconnaissance autour du bateau, avant de s'éloigner, ou de reprendre la pêche. Technique hallucinante: après avoir repéré un banc de poissons, le pêcheur monte à bonne hauteur avant de piquer sur sa proie, profilé comme un obus. Dur dur la vie de poisson. Ce fut ensuite le tour des pétrels, sorte de pigeon pélagique (qui ne revient donc à terre que pour pondre son unique oeuf de l'année...) et de nombreux oiseaux de mer, petits ou grands. Ceci-dit, ne nous voilons pas la face, ce fut bel et bien dans les eaux d'Irlande et du Pays de Galles que la Claudine Brasseur qui sommeille en moi est résolument sortie de sa torpeur. Un rorqual commun a salué de grand matin notre départ de Kilmore, en s'offrant un petit bol d'air juste sur l'arrière du bateau. Ce fut ensuite la rencontre de plusieurs groupes de dauphins. Comme souvent, l'escorte joyeuse dure 10 à 15 minutes, durant lesquelles plongeons, bonds en tous genres, passages sous le bateau et danse devant l'étrave composent un spectacle extraordinaire. Au début, on en oubliait le cap à suivre...


Une des stars de notre périple fut le magnifique jeune phoque domicilié dans la crique de Skomer Island, et qui fut notre voisin le temps d'un séjour absolument magique. L'île est inhabitée et accueille donc des milliers d'oiseaux. Embarqués dans l'annexe pour gagner la côte et faire une balade sur l'île, nous tombons nez à museau avec un individu au pelage brun clair, en plein bain de soleil sur un rocher couvert d'algues...


Cinq heures plus tard, l'animal s'est déplacé de 20 mètres et flotte tranquillement dans l'eau calme de la crique. A nouveau dans notre annexe, nous nous approchons calmement de la grande paire de moustaches...



Entretemps, nous avons découvert que l'île est un sanctuaire pour macareux. Le superbe petit clown des mers vit dans des galeries au sommet des falaises. Et en sort comme un diable de sa boîte...



Sur Skomer Island, toujours, nous avons vu un grand groupe d'oies. Comme autant de périscopes mobiles scrutant les alentours, une dizaine longs cous prolongés d'une petite tête dépassaient des hautes herbes. Soudain, pour une raison inconnue, ce fut l'envolée générale...






Et puis, je m'en voudrais d'oublier tous nos autres amis: moineaux, grives, merles, veaux, vaches, cochons, et bien sûr les maquereaux...


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